mardi 17 mars 2015

Sony reste dans les smartphones

Sony Mobile est mort, vive les mobiles chez Sony ? Le géant japonais a profité du salon mondial du mobile à Barcelone pour éclaircir son avenir dans la téléphonie. Petit retour en arrière. Le 18 février dernier, le PDG de Sony, Kazuo Hirai, détaille la stratégie du groupe et insiste sur sa volonté de privilégier une rentabilité durable, plutôt que la quête de parts de marchés, notamment en se concentrant sur les domaines les plus porteurs (les composants, les jeux vidéo, le cinéma, la musique) et en réduisant les activités les plus volatiles comme la télévision ou les mobiles. "Nous allons explorer les possibilités d'alliances en fonction des changements de l'environnement", a-t-il précisé. Il faut dire que la division Xperia a enregistré à elle seule une perte d'un milliard d'euros au dernier trimestre 2014 et que ses effectifs doivent être réduits de 30%. Il n'en fallait pas plus pour alimenter les craintes que Sony abandonne la fabrication de téléphones. Surtout qu'au même moment, le groupe a annoncé que, pour la première fois, il ne tiendrait pas de conférence lors du salon mondial du mobile. Et les déclarations à la presse nippone de Kazuo Hirai n'ont pas éclairci sa pensée : Dans un monde où les appareils électroniques deviennent des consommables, comment devons-nous réagir ?", s'est-t-il interrogé. Une montre connectée, un bracelet connecté, un smartphone et une tablette tactile (tous étanches) de Sony (Manu Fernandez/AP/SIPA) Ce lundi 2 mars, le salon de Barcelone s'est toutefois ouvert avec une prise de parole de Sony. Kazuo Hirai a fait le déplacement et a tenu assurer de la poursuite de l'engagement du groupe dans le mobile. L'activité mobile est très important dans la stratégie de Sony", assure à "l'Obs" David Mignot, directeur de Sony Mobile France. "C'est une ligne qui va continuer, où Sony va continuer à investir. On ne va pas abandonner le mobile." Pour autant, le Japonais n'a pas dévoilé de smartphone haut de gamme. A l'inverse de ses concurrents Samsung et HTC, Sony ne s'est pas positionné avec un produit phare, comme aurait pu l'être un Xperia Z4, se limitant à un smartphone de milieu de gamme (Xperia M4 Aqua) et à une tablette tactile haut de gamme (Z4 tablet). "Nous n'avons pas présenté de Z4 parce que nous pensons que le Z3 et le Z3 Compact [lancés en septembre dernier, NDLR] demeurent très compétitifs, aussi bien sur la qualité de photo que de son", souligne David Mignot. Conserver un cycle de vie plus long permet surtout de réaliser des économies en marketing, et de se concentrer sur le lancement de produits phares lors d'un rendez-vous annuel (le salon IFA de Berlin). Cela permet aussi à Sony de disposer d'une proposition haut de gamme à un coût bien moindre que ses concurrents. A côté du Galaxy S6 Edge - qui sera commercialisé à partir de 849 euros (bien loin des 679 euros du S5) -, le Xperia Z3 apparaît comme grandement abordable avec ses 549 euros.

mercredi 28 janvier 2015

Détente et culture à Bordeaux

Un séminaire m'a conduit cette semaine à découvrir Bordeaux. Non que je n'y sois jamais allé, mais jamais encore avec un habitant, présent pour me servir de guide ! Les monuments se sont, grâce à mon hôte, transformés de simples façades en lieux chargés d'histoire. Petit récit de ce périple bordelais. Commençons par le tramway, qui fut notre moyen de locomotion. Celui-ci est loin d'être un tramway à l'ancienne comme on peut l'imaginer. C'est au contraire une remarquable prouesse technologique, qui semble littéralement se glisser au milieu des artères. Il n'est relié à aucun câble aérien, se déplace sans bruit et se fond dans le paysage urbain. Notre guide nous a fait emprunter la ligne C, qui conduit de la gare Saint-Jean à la place des Quinconces, pour partir à la découverte d'une ville où cohabitent et s'harmonisent édifices patrimoniaux et réalisations contemporaines. Nous avons fait un tour du côté des anciens quais longeant la Garonne, désormais transformés en une magnifique promenade accessible aux piétons et aux cyclistes. En suivant le bel arrondi que dessine la Garonne, on découvre côte-à-côte les multiples façades datant principalement du XVIIIe siècle. Puis viennent ces « monuments » que sont la fontaine de la Grave, et la porte de Bourgogne, sorte de puissant arc de triomphe installé dans le prolongement du célèbre pont de Pierre. Véritable exploit d'architecte, qui permit enfin de franchir le fleuve, celui-ci fut édifié à la demande de Napoléon, au début du XIXe siècle seulement. La promenade se poursuit jusqu'au joyau de la ville, la place de la Bourse, ancienne place Royale, grande ouverte sur la Garonne. Aujourd'hui, ses majestueux édifices XVIIIe – anciens hôtels abritant le musése des Douanes et la chambre de Commerce et d'Industrie – se mirent dans un vaste miroir d'eau, aménagement du XXIe siècle qui rend justice au patrimoine architectural. Dernière étape de ce périple urbain, nous avons rejoint l'immense esplanade des Quinconces, à la fois tournée vesr les rives de la Garonne et vers le quartier des Chartrons. Un quartier qui a appartenu, dès le XIVe siècle, à une communauté de chartreux qui avaient été chassés du Périgord, d'où son nom ! Cette vaste place entourée d'arbres a été aménagée au XIXe siècle, sur l'emplacement du château Trompette, bâti par le roi Charles VII. S'y dressent la colonne et la fontaine aux Girondins. Les visiteurs venus du monde entier – dont certains sur les bateaux de croisière qui arrivent jusqu'au coeur de la ville – voient en Bordeaux la capitale mondiale des grands vins. Les bons restaurants où goûter vins et cuisine locale ne manquent d'ailleurs pas, et au-delà de la découverte visuelle de la ville, ce sont surtout nos estomacs qui se souviendront de ce séjour ! Je vous laisse le site du responsable de l’organisation de séminaire, qui a été très bon.

Les économies des licences partagées

Le geste clé du Green IT consiste à utiliser le plus longtemps possible les équipements existants. Plusieurs approches complémentaires aident à atteindre cet objectif : extension de garantie de 3 à 5 et / ou spare, choix d’un équipement évolutif et de qualité lors de l’achat initial, etc. Ces approches sont cependant souvent inefficaces si l’entreprise ne porte pas en même temps une attention particulière aux logiciels. En effet, comme nous l’avons démontré dans cet article, c’est le phénomène d’obésiciel qui contribue le plus à raccourcir artificiellement la durée de vie des équipements. En moyenne, chaque nouvelle version nécessite en effet 2 fois plus de puissance informatique (mémoire vive, puissance du processeur, etc.) pour fonctionner. En plus de l’écoconception, l’une des pratiques clés pour réduire l’empreinte en ressources (mémoire vive, cycles CPU, etC.) des logiciels consiste à désinstaller ceux qui peuvent l’être, aussi bien sur les postes de travail que sur les serveurs. On récupère ainsi de la puissance (ce qui contribue à allonger la durée de vie) et des coûts de licence. Dans ce cadre, le lancement de la première plateforme française pour la cession et l’acquisition de logiciels entre entreprises - est une aubaine. En effet, un outil facilitant la vente et l’achat de logiciel d’occasion ne peut qu’inciter les entreprises à faire le ménage dans leurs catalogues de licences et à revendre les licences inutiles. L’idée de Softcorner est d’appliquer le modèle de l’occasion au logiciel pour permettre aux entreprises de mettre en vente leurs logiciels inutilisés, et de pouvoir s’équiper à moindre prix. Il faut savoir que les entreprises européennes dépensent des sommes de plus en plus importantes pour s’équiper en logiciels informatiques. Avec une croissance de 1,7 % en France sur 2013 (étude Forester / IDC de mars 2014), ce budget s’établit désormais à environ 90 milliards d’euros. Contrairement aux équipements matériels (ordinateur, écran, etc.), acheter des logiciels d’occasion ne présente, à priori, que des avantages puisqu’un logiciel ne s’use pas. Par ailleurs, la mise à disposition de logiciels d’occasion permet d’accéder à d’anciennes versions, souvent moins gourmandes en ressources (mémoire vive, cycles processeurs, etc.). Une entreprise peut donc s’équiper pour moins cher de logiciels qui nécessitent des ordinateurs moins puissants. Grâce aux logiciels d’occasion, elle peut donc continuer à utiliser ses serveurs et ses postes de travail existants. La plateforme propose à ses membres trois services distincts : Marketplace : offre la possibilité de proposer à la vente les licences inutilisées et d’acheter des logiciels d’occasion à moindre prix. Les produits sont mis en vente généralement entre 10 et 50 % du prix initial ; Community : permet aux membres de poser des questions et répondre à la communauté. Véritable lieu d’échange de bonnes pratiques, cet espace permet à ceux qui manipulent au quotidien les contrats logiciels d’avoir réponse à leurs interrogations et besoins de précisions ; KnowledgeBase : espace d’informations sur le licensing et l’écosystème logiciel. Les membres accèdent aux actualités, mais aussi à des publications et contenus experts inédits. Licences inutilisées : une manne en temps de crise ! Le principal moteur de Softcorner est la possibilité, pour les entreprises, de revendre leurs licences inutilisées. A la suite de changement de systèmes d’information, de migrations, de fusions-acquisitions-cessions de filiales, de non-installation (licences *shelfware*), des organisations de toutes tailles disposent de quantités très importantes de logiciels inutilisés. Ceux-ci constituent autant de ressources et d’actifs gaspillés. Les organisations de tous types peuvent donc dégager des revenus en revendant leurs actifs software décommissionnés et inversement réduire leurs coûts d’achat grâce à l’acquisition de licences de seconde main.

Les exploratrices

Je publie rarement des infographies, trop de chiffres, de statistiques qui n’ont pas leur place sur ce blog et puis dimanche je suis tombée sur cette infographie publiée par Momondo, Des Aventurières Exceptionnelles, qui reprend à travers le portrait de 10 exploratrices des thématiques dont j’aime parler : les femmes, les pionnières du voyage, les découvertes… J’ai une préférence pour les aventures de Jeanne Baré, j’en avais déjà parlé dans mon article sur l’hortensia, elle avait embarqué sur l’Etoile déguiseé en homme et fut ainsi la première femme à faire le tour du monde ! On retrouve les classiques comme Alexandra David Néel et Amélia Earhart mais également des contemporaines comme Laura Dekker , la plus jeune navigatrice ayant effectué son tour du monde à la voile en solitaire et avec escale à… 15 ans ! Et puis tout cela m’a donné envie de voyager et je me suis retrouvée à créer sur le moteur Momondo des voyages imaginaires ! Un avion pour l’islande, une location de voiture pour 5 jours au départ de Reykjyavik, un hôtel dans le quartier de Midborg. je me suis concotée une semaine au mois de mars… puis je me suis souvenue que je n’avais pas de congés en mars mais le rêve était beau. Voilà comment je m’amuse le dimanche après-midi !!! Comme je ne pouvais voyager physiquement j’ai retrouvé dans ma bibliothèque le livre d’Alexandra Lapierre et Christel Mouchard : Elles ont conquis le monde, Les Grandes Aventurières 1850-1950. Photos, gravures, dessins, lettres, c’est la bible de l’Aventure au féminin. Une anthologie de toutes ces femmes qui ont été les premières à se défaire de leurs carcans, de leur corset et à prendre le bateau, la voiture, le train pour se faire une idée du monde dans lequel elle vivait et dont parlaient si bien les hommes. Curieuses, passionnées, défricheuses , rebelles, libres elles ont réussi à changer l’étymologie du mot « aventurière » qui signifiait une intrigante, une courtisane. J’aime beaucoup celles que l’on appelle les « exploratrices en crinolines », les Karen Blixen, Fanny Stevenson ou Ida Pfeiffer qui réussirent à concilier leurs valeurs familiales, leurs racines et le nouveau monde dans lequel elles s’installèrent. Les femmes veulent tout et le valent bien ! J’admire aussi Marianne North qui fera deux tours du monde, paisiblement, de fleurs en fleurs, pour peindre la flore mondiale et léguer un patrimoine scientifique inestimable. « Il n’y a rien de tel pour explorer l’Afrique qu’une bonne vieille jupe. » Elles ne partaient pas pour la gloire, elles avaient toutes des raisons différentes, elles ont toutes eut des aventures différentes et j’ai passé un bon dimanche à lire leurs exploits !


lundi 10 novembre 2014

En voiture Simone!


Je teste la cuisine

Ah, la cuisine. Voilà un domaine dans lequel je n'ai jamais brillé. Si je m'en sors assez bien pour réaliser des assiettes simples, je suis loin, très loin, d'être un cuisinier hors pair. Dès qu'on attend de moi de faire quelque chose de plus complexe qu'une omelette, j'essaie de me défiler. Et on me l'a régulièrement fait remarquer, lorsque je recevais mes amis avec un menu pour le moins basique ! Je crois que ces mêmes personnes en ont eu assez de venir manger les mêmes pâtes bolognaise, car ils m'ont un jour offert... un cours de cuisine. Un message à peine caché. Pour moi, cela a été l'occasion de faire mes premières armes gastronomiques. L'expérience s'est déroulée à Avignon cette semaine. Le chef cuisinier qui nous a reçus était un jeune passionné, fort de plusieurs expériences dans des établissements renommés. Le but du cours consistait à préparer un menu complet, qu'on pourrait ensuite déguster côté restaurant. Lors de ce cours, j'ai entres autres pu confectionner un plat superbe, dont je ne peux m'empêcher de parler ici : une madeleine au thé vert Matcha ! Cela peut vous paraître simple. Mais si vous aviez mon niveau de cuisinier, vous auriez considéré ce dessert comme un véritable défi. Mais le résultat était non seulement visuellement agréable, mais surtout exquis au-delà de mes espérances ! Un vrai régal pour les papilles. Tout, dans ce plat, était selon moi irréprochable : la couleur, la texture, l'odeur... J'aurais aimé le faire goûter à mon entourage, pour guetter leur réaction. Le chef cuisinier est même venu me voir pour me féliciter. Pendant une seconde, j'ai eu l'impression d'avoir gagné une épreuve dans Et que ça saute (une émission culinaire, pour ceux qui ne savent pas) ! Nous avons à la fin apprécié nos créations autour d'une table, avec un bon verre de vin. Le reste de l'après-midi, je me suis promené autour du Palais des Papes, que je connaissais curieusement assez peu. Je me rends souvent à Avignon pour le travail, mais prends rarement le temps de découvrir la ville au-delà de ses bureaux. C'est ainsi que j'ai découvert des ruelles dans lesquelles je n'étais encore jamais allé en dehors du festibval. Une incursion très agréable dans ces vieilles ruelles tortueuses, qui m'a permis de digérer le copieux repas cuisiné par un chef ! Je vous laisse un bon plan, suivez le lien pour trouver un cours de cuisine près de chez vous.

Catalogne, et maintenant ?

Ils en ont rêvés, ils l’ont fait ! La Catalogne a pu ainsi se prononcer, officieusement, sur le sort qu’elle aimerait à l’avenir, et c’est l’indépendance qui l’emporte. Selon des résultats provisoires diffusés dimanche soir, quelque 80,7% des personnes ayant participé au scrutin se sont prononcées en faveur de l'indépendance. Mais les résultats doivent être nuancés. En principe seuls les Catalans favorables à une sécession ou une autonomie beaucoup plus grande se sont déplacés, les autres ayant préféré boycotter le vote. L'enjeu était donc essentiellement sur le taux de participation. Selon des sondages récents, environ la moitié des 7,5 millions de catalans veulent l'indépendance. Est-ce que cela veut dire quelque chose ? Oui, bien sûr, au moins sur le sentiment des catalans quant à leur avenir et ce qu’ils pensent du reste de l’Espagne, un pays totalement en crise qui se relève difficilement de la bulle immobilière. "Nous avons mis le cap sur la liberté", a lancé la leader de l'Association nationale catalane (pro-indépendance) Carme Forcadell. C'était "une journée de propagande politique organisée par des forces favorables à l'indépendance et sans aucune validité démocratique", a rétorqué le ministre espagnol de la Justice Rafael Catala, au nom du gouvernement. Le ministre a ajouté que le parquet décidera "dans les prochains jours", s'il y a lieu d'entreprendre des "actions légales" en lien avec d'éventuelles "responsabilités pénales" de l'exécutif catalan. Ce qui est intéressant maintenant est que les responsables catalans et madrilènes vont se retrouver pour discuter du concept d’indépendance ou d’autonomie de la région. Car les deux ne sont pas similaires. En politique, l'indépendance est, pour un pays, une organisation politique ou une branche de gouvernement, l’acquisition de son autonomie. L’autonomie est la faculté d'agir par soi-même en se donnant ses propres règles de conduite, sa propre loi. L'autonomie est synonyme de liberté, elle se caractérise par la capacité à choisir de son propre chef sans se laisser dominer par certaines tendances naturelles ou collectives, ni se laisser dominer de façon servile par une autorité extérieure. Bien que les deux notions soient proches, elles ne sont pas pareilles, et il faudra attendre les résultats de cette concertation pour en savoir plus. Si le sujet vous intéresse, tous les résultats de ce séminaire en Espagne seront publiés sur le site organisateur – suivez le lien pour les infos.