En revenant d'une randonnée en quad dans le Doubs, j'ai découvert un joli petit village sur la route du retour : Lods. Le genre de hameau qui vous donne l'impression d'avoir fait un voyage dans le temps. Je ne sais pas pourquoi, les endroits de ce type m'ont toujours fasciné. Peut-être parce qu'ils sont voués à disparaître. Peut-être parce qu'ils offrent un tel contraste avec la métropole. Ou peut-être parce que j'aime ce sentiment de voyager dans le temps, cette idée que différentes époques se chevauchent et qu'on peut passer de l'une à l'autre en un instant. Ce village-là a vraiment quelque chose de particulier, et si vous passez dans le coin, je vous invite à le découvrir. C'est un ancien village de vignerons accroché aux flancs de la montagne, sur l’un des points les plus resserrés de la vallée de la Loue. Il domine la rivière qui bondit en chutes bouillonnantes. Les belles maisons à étages semblent se blottir les unes contre les autres pour se mettre à l’abri des assauts de l’eau, de la neige et du vent. Le village a visiblement connu des jours heureux et prospères. Certaines bâtisses cossues conservent inscrites sur le linteau de leurs portes des dates reliées à un monogramme. Les caves ouvrent par de larges porches, rappelant que la vigne fut la première richesse du pays. Au cœur du village, j'ai même découvert un musée de la Vigne et du Vin qui raconte ces temps d’opulence. Puis j'ai grimpé les ruelles qui mènent à l’église Saint-Théodule. Celle-ci fut agrandie en 1852 afin d’accueillir une population que l’activité des nouvelles forges attirait. L'édifice est très beau dans ce cadre. Son clocher pyramidal en tuf blanc se détache sur le vert sombre des pentes abruptes et domine la symphonie en rouge majeur des toits. Elle renferme un maître-autel monumental, attribué à Augustin Fauconnet. Les éléments recouverts d’or, les angelots, les motifs de rocaille, les guirlandes en font une œuvre d’un baroque au raffinement subtil et rare, totalement inattendu. Le château, qui était autrefois une place forte au Moyen Âge (il subsiste des embrasures de tir) est devenu un manoir à la Renaissance. Il a meilleure allure avec ses fenêtres à meneaux et l’encorbellement d’une tourelle. Du pont médiéval qui s'est écroulé il y a un siècle, il ne reste plus qu’une seule arche, qui semble avoir été conservée pour le pittoresque du lieu.
Ce petit voyage dans le temps a agréablement conclu ce week-end par ailleurs très sportif (les randonnées en quad réclament un effort physique, contrairement à ce qu'on pourrait croire) : rien de tel qu'une excursion en quad pour oublier la métropole et le travail. Si cela vous intéresse, suivez le lien pour en savoir plus sur cette randonnée en quad.
jeudi 30 avril 2015
Les Républicains ?
L'UMP devrait bientôt s'appeler Les Républicains. Un nom porteur de nombreuses valeurs ayant pour but de marquer une nouvelle étape pour le parti de Nicolas Sarkozy et de le différencier du Front national, mais qui pose problème à gauche.
Il n’est pas encore officiel mais cela ne l’empêche pas d’être déjà attaqué. Exit l’UMP, place aux Républicains. C’est le nom qu’aurait choisi Nicolas Sarkozy pour tourner la page de l’Union pour un mouvement populaire, selon des fuites orchestrées depuis plusieurs semaines et relayées par la presse. Un choix de communication politique destiné notamment à faire oublier l’image négative que traîne le parti depuis la bataille entre Jean-François Copé et François Fillon pour sa présidence et, surtout, depuis l’affaire Bygmalion.
Nicolas Sarkozy, de son côté, s’en défend. "Le nom de ce nouveau mouvement ne sera pas une question de communicants ou de communication. Il ne s’agira pas de ravaler la façade. La question, autrement plus importante, c’est qui sommes-nous ? Qui voulons-nous représenter ? Que voulons-nous faire ? Il y a 10 ou 15 ans, la question de la République ne se posait pas avec autant de force. Aujourd’hui l’application ferme des règles républicaines est la seule façon d’apaiser notre société", a-t-il ainsi déclaré, dimanche 12 avril, dans les colonnes du "Journal du Dimanche".
"Il s’agissait surtout de solder les comptes, de changer l’image très écornée de l’UMP et de casser le slogan de l’UMPS lancé régulièrement par Marine Le Pen", estime malgré tout Christian Delporte, vice-président de l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, historien spécialiste de l’histoire politique française, contacté par France 24. Il ajoute : "L’UMP se donne une nouvelle identité au service d’un chef qui est nécessairement Nicolas Sarkozy. C’était son initiative. Quand on change le nom d’un parti, c’est pour écrire une nouvelle histoire."
Après sa soumission au bureau politique au début du mois prochain, le nouveau nom de l’UMP devrait être officialisé le 30 mai, lors du congrès refondateur qui mettra en place les nouvelles institutions élaborées par l’équipe de Nicolas Sarkozy. Selon "Le Parisien" du mercredi 15 avril, le terme "Les Républicains" ainsi que trois logos ont même été déposés à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) dès le mois d’octobre par l’agence de publicité Aubert Storch.
Certains à droite émettent toutefois des réserves, faisant remarquer que ce nom évoque inévitablement le parti conservateur américain dont le dernier président, George W. Bush, véhicule une image négative. Une critique que balaye sur le site Internet du "JDD" Olivier Aubert, cofondateur d’Aubert Storch : "Les républicains, cela s'inscrit dans une histoire française, celle de la IIIe République. La grande famille des républicains, on l'a apprise à l'école : c'est Gambetta, Jaurès, Clémenceau, Ferry…"
Mais cette appropriation de l’histoire de la République française fait justement débat. Dans "Le Monde" daté du 15 avril, l’historien Jean-Noël Jeanneney parle d'"indigne captation d’héritage". "Si l’UMP persiste à se dénommer 'Les Républicains', la symbolique de cette extravagance sera claire : l’affirmation d’un monopole, qui rejette tous les autres hors du nom lumineux. Serait-ce tolérable ?", interroge-t-il.
Des robots pour nettoyer les centrales nucléaires
Le robot est le premier à être entré dans le réacteur no 1 de la centrale de Fukushima, vendredi. Il mesure 60 cm, n'a pas de roues mais sait ramper, d'où son surnom de "robot-serpent". Il est passé dans un tuyau de 10 cm de diamètre. Il a alors changé de forme (se repliant en un "E") et a parcouru une dizaine de mètres sur la plateforme qui entoure la zone dite du "piédestal", sous le fond du réacteur.
Puis il a cessé de répondre aux commandes des ingénieurs de Tepco (Tokyo Electric Power), qui l'ont déclaré perdu trois jours plus tard. Il aura succombé aux radiations. Entre-temps, il avait transmis ces images, plutôt incompréhensibles pour le commun des mortels :
Il a aussi pu envoyer des mesures de température et de radiation. Le principal enseignement de son court périple est qu'un chemin existe pour envoyer un second robot plus profondément au sein du réacteur.
Voir les images rapportées par le robot : Tepco publie des images de l'intérieur d'un réacteur de Fukushima
Quel intérêt ? Pierre Le Hir l'expliquait il y a deux semaines dans Le Monde :
"Le cœur, c'est-à-dire le combustible nucléaire des réacteurs 1, 2 et 3 en activité lors de l'accident (le réacteur 4 était déchargé et les 5 et 6 à l'arrêt), a fondu dans les heures qui ont suivi la perte de l'alimentation électrique et de la source de refroidissement de la centrale. Ces trois réacteurs contenaient respectivement 400, 548 et également 548 assemblages de combustible, soit plus de 250 tonnes de matières nucléaires au total.
La reconstitution des événements a montré qu'entre l'arrêt des systèmes de refroidissement de secours et l'injection d'eau de mer décidée en catastrophe par l'exploitant du site, Tepco, le combustible n'a pas été refroidi pendant quatorz heures pour le réacteur 1, et environ sept heures pour les tranches 2 et 3.
Il s'est alors formé un corium, un magma à très haute température (plus de 2 000 °C) extrêmement radioactif, agrégeant uranium, plutonium, produits de fission et métal fondu provenant des gaines de combustible en alliage de zirconium, ainsi que des structures internes des réacteurs. Et ce corium a perforé les cuves métalliques des trois réacteurs.
Toute la question est de savoir où s'est ensuite logé ce magma brûlant. La base des réacteurs est formée d'un socle en béton – un radier – qui peut atteindre 8 mètres d'épaisseur. A environ un mètre sous la surface de ce socle se trouve aussi, prise dans le béton, une couche d'acier. Le corium est-il resté contenu dans la partie supérieure du radier, sans franchir l'enveloppe en acier, comme l'assure Tepco ? A-t-il pénétré plus avant dans le béton et, dans ce cas, jusqu'à quelle profondeur et sur quelle superficie ? Dans quel état se trouve-t-il aujourd'hui ? Nul ne le sait."
mardi 17 mars 2015
Un futur Maverick ?
Lundi dernier, 13 heures. Jérôme, mon pilote et instructeur pour l'heure qui va suivre, me conduit au Cessna 150 qui trône devant le hangar de l’aéroport. Je suis à Aix les Milles. Le temps est superbe mais je suis un peu stressé. Dans quelques instants, je vais effectuer mon premier vol en tant que pilote. Le cadeau inattendu de ma femme à Noël. Nous faisons le tour de l'appareil pour vérifier son bon état, puis embarquons à bord. A l’intérieur, le cockpit m'a l’air assez incompréhensible. Mais le pilote me rassure : je n'aurai pas à me servir de tout ça. Quelques minutes plus tard, après nous être installés et avoir procédé à la checklist pré-roulage, nous prenons contact avec la tour de contrôle et cette dernière nous donne l'autorisation de rouler. Nous rejoignons la piste pour nous placer à son extrémité.
C'est le moment d'y aller. C'est Jérôme qui s'occupera du décollage, mais je prendrai les rênes juste après. Je conserve mes mains sur le manche pour suivre la manoeuvre. Le pilote met les gaz puis tire légèrement sur le manche et c'est parti : l’avion laisse bientôt derrière lui le plancher des vaches. Le moment du décollage est de loin le plus marquant, la proximité du sol permettant de profiter de la vitesse. Nous prenons bientôt de l’altitude et la sensation de vitesse finit par disparaître. Le pilote me rend les commandes. C'est à moi de jouer. Je suis stupéfait de découvrir avec quelle facilité l'avion se pilote. Les commandes sont ultra simples à prendre en main. Nous culminons à 600 m d'altitude, ce qui devrait permettre de profiter de la vue, d'autant que le temps est au beau fixe. Mais je suis trop concentré sur le pilotage, et notamment le fait de conserver notre assiette, pour prêter attention à la vue.
Soudain, mon co-pilote me prévient que le moment est venu de prendre le chemin du retour. J'étais si concentré que je n'ai pas vu le temps passer. Vingt minutes, c'est décidément très court ! Petit moment de stress à la descente, lorsque le paysage se rapproche et que la sensation de vitesse est à nouveau présente. L'appareil descend un peu trop vite à mon goût. Mais quelques secondes plus tard, le petit Cessna 150 a retrouvé sa place sur le parking. Mission réussie.
Cette expérience surprenante m'a beaucoup plu et j'envisage même de passer ma licence de pilote dans un avenir proche. Le pilote m'a signalé qu'on peut l'obtenir avant même de pouvoir passer le permis voiture. Et emmener ma petite femme en promenade en altitude ne serait pas pour me déplaire. Et si vous souhaitez en savoir plus, allez sur le site spécialisé Avion de Chasse.
S'enrichir en virant à tours de bras
Alors que les entreprises françaises licencient à tour de bras, les actionnaires n’ont jamais perçu autant de dividendes : 1 000 milliards d’euros dans le monde, dont 200 milliards en France, en 2013. Si les bénéfices sont censés servir au développement à long terme des sociétés, ils servent désormais les profits à court terme d’actionnaires à l’autre bout du monde. Pendant un an, Edouard Perrin a mené l’enquête en remontant les circuits financiers pour comprendre comment certains s’enrichissent avec les restructurations ou fermetures d’usines. Si ce nouveau volet de « Cash investigation » ne contient pas de révélations explosives, il lève le voile, à travers trois exemples emblématiques, sur les méthodes peu scrupuleuses des multinationales pour satisfaire des actionnaires toujours plus avides. Quitte à provoquer des catastrophes sociales et humaines.
Entre 2008 et 2013, Sanofi a ainsi supprimé 4 000 emplois en France et prévoit, selon un document révélé par « Cash investigation », la suppression de 1 800 emplois supplémentaires (projet « Phoenix »). Pourtant, en 2013, la deuxième entreprise du CAC 40 a réalisé plus de 6 milliards d’euros de bénéfices, dont elle a reversé la moitié à ses actionnaires (contre 35 % en 2010). Son directeur général, Chris Viehbacher (débarqué en octobre 2014), s’est aussi octroyé une augmentation de salaire de 15 %. Montant : 8 millions d’euros, soit 608 fois le Smic. Ironie du sort : ce fleuron de l’industrie pharmaceutique perçoit une aide publique de 136 millions d’euros, qui couvre donc largement... le financement du plan social du « Phoenix Project ».
Chez Pages Jaunes, 20 % des employés sont sous antidépresseurs ou anxiolytiques – soit 4 fois plus que dans les autres entreprises. Gaëlle témoigne que son père est allé jusqu’à mettre fin à ses jours. En cause : la pression qui pèse sur les salariés depuis que Goldman Sachs et le fonds d’investissement KKR ont siphonné les comptes de cette entreprise florissante pour se payer leurs dividendes (1,9 milliard d’euros). Et ce, tout de suite après en avoir fait l’acquisition avec une faible mise grâce à un montage fi- nancier spécifique (achat à effet de levier ou Leverage Buy Out).
Brigitte et ses 200 collègues, qui avaient travaillé, parfois plusieurs décennies, pour l’usine Samsonite d’Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, ont été licenciées en 2007. Quatre ans plus tôt, l’entreprise française avait été rachetée par Bain Capital, un fonds d’investissement américain fondé par Mitt Romney – candidat républicain à la Maison-Blanche en 2012. Le but inavoué : dégraisser les effectifs du groupe pour le revendre avec un maximum de bénéfices. Mais un plan social coûte cher. Il était estimé à 60 millions d’euros, soit une année de bénéfices du groupe. Bain Capital avait alors cédé l’usine à un repreneur pour la modique somme... d’un euro symbolique (et quelques largesses de 10 millions d’euros). Pour mieux revendre le groupe quatre mois plus tard pour 1,7 milliard de dollars. But de la manoeuvre : laisser celuici faire faillite au frais des finances publiques. Au cours de l’enquête, Elise Lucet, toujours dans le rôle de celle qui va poser les questions qui fâchent quand les demandes d’interviews sont restées lettre morte, est allée interroger Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, sur ce qu’on peut qualifier de « délinquance en col blanc », pratique qui se fait sur le dos des salariés et des contribuables.
Sony reste dans les smartphones
Sony Mobile est mort, vive les mobiles chez Sony ? Le géant japonais a profité du salon mondial du mobile à Barcelone pour éclaircir son avenir dans la téléphonie.
Petit retour en arrière. Le 18 février dernier, le PDG de Sony, Kazuo Hirai, détaille la stratégie du groupe et insiste sur sa volonté de privilégier une rentabilité durable, plutôt que la quête de parts de marchés, notamment en se concentrant sur les domaines les plus porteurs (les composants, les jeux vidéo, le cinéma, la musique) et en réduisant les activités les plus volatiles comme la télévision ou les mobiles. "Nous allons explorer les possibilités d'alliances en fonction des changements de l'environnement", a-t-il précisé. Il faut dire que la division Xperia a enregistré à elle seule une perte d'un milliard d'euros au dernier trimestre 2014 et que ses effectifs doivent être réduits de 30%.
Il n'en fallait pas plus pour alimenter les craintes que Sony abandonne la fabrication de téléphones. Surtout qu'au même moment, le groupe a annoncé que, pour la première fois, il ne tiendrait pas de conférence lors du salon mondial du mobile. Et les déclarations à la presse nippone de Kazuo Hirai n'ont pas éclairci sa pensée :
Dans un monde où les appareils électroniques deviennent des consommables, comment devons-nous réagir ?", s'est-t-il interrogé.
Une montre connectée, un bracelet connecté, un smartphone et une tablette tactile (tous étanches) de Sony (Manu Fernandez/AP/SIPA)
Ce lundi 2 mars, le salon de Barcelone s'est toutefois ouvert avec une prise de parole de Sony. Kazuo Hirai a fait le déplacement et a tenu assurer de la poursuite de l'engagement du groupe dans le mobile.
L'activité mobile est très important dans la stratégie de Sony", assure à "l'Obs" David Mignot, directeur de Sony Mobile France. "C'est une ligne qui va continuer, où Sony va continuer à investir. On ne va pas abandonner le mobile."
Pour autant, le Japonais n'a pas dévoilé de smartphone haut de gamme. A l'inverse de ses concurrents Samsung et HTC, Sony ne s'est pas positionné avec un produit phare, comme aurait pu l'être un Xperia Z4, se limitant à un smartphone de milieu de gamme (Xperia M4 Aqua) et à une tablette tactile haut de gamme (Z4 tablet).
"Nous n'avons pas présenté de Z4 parce que nous pensons que le Z3 et le Z3 Compact [lancés en septembre dernier, NDLR] demeurent très compétitifs, aussi bien sur la qualité de photo que de son", souligne David Mignot. Conserver un cycle de vie plus long permet surtout de réaliser des économies en marketing, et de se concentrer sur le lancement de produits phares lors d'un rendez-vous annuel (le salon IFA de Berlin).
Cela permet aussi à Sony de disposer d'une proposition haut de gamme à un coût bien moindre que ses concurrents. A côté du Galaxy S6 Edge - qui sera commercialisé à partir de 849 euros (bien loin des 679 euros du S5) -, le Xperia Z3 apparaît comme grandement abordable avec ses 549 euros.
mercredi 28 janvier 2015
Détente et culture à Bordeaux
Un séminaire m'a conduit cette semaine à découvrir Bordeaux. Non que je n'y sois jamais allé, mais jamais encore avec un habitant, présent pour me servir de guide ! Les monuments se sont, grâce à mon hôte, transformés de simples façades en lieux chargés d'histoire. Petit récit de ce périple bordelais.
Commençons par le tramway, qui fut notre moyen de locomotion. Celui-ci est loin d'être un tramway à l'ancienne comme on peut l'imaginer. C'est au contraire une remarquable prouesse technologique, qui semble littéralement se glisser au milieu des artères. Il n'est relié à aucun câble aérien, se déplace sans bruit et se fond dans le paysage urbain. Notre guide nous a fait emprunter la ligne C, qui conduit de la gare Saint-Jean à la place des Quinconces, pour partir à la découverte d'une ville où cohabitent et s'harmonisent édifices patrimoniaux et réalisations contemporaines. Nous avons fait un tour du côté des anciens quais longeant la Garonne, désormais transformés en une magnifique promenade accessible aux piétons et aux cyclistes.
En suivant le bel arrondi que dessine la Garonne, on découvre côte-à-côte les multiples façades datant principalement du XVIIIe siècle. Puis viennent ces « monuments » que sont la fontaine de la Grave, et la porte de Bourgogne, sorte de puissant arc de triomphe installé dans le prolongement du célèbre pont de Pierre. Véritable exploit d'architecte, qui permit enfin de franchir le fleuve, celui-ci fut édifié à la demande de Napoléon, au début du XIXe siècle seulement.
La promenade se poursuit jusqu'au joyau de la ville, la place de la Bourse, ancienne place Royale, grande ouverte sur la Garonne. Aujourd'hui, ses majestueux édifices XVIIIe – anciens hôtels abritant le musése des Douanes et la chambre de Commerce et d'Industrie – se mirent dans un vaste miroir d'eau, aménagement du XXIe siècle qui rend justice au patrimoine architectural.
Dernière étape de ce périple urbain, nous avons rejoint l'immense esplanade des Quinconces, à la fois tournée vesr les rives de la Garonne et vers le quartier des Chartrons. Un quartier qui a appartenu, dès le XIVe siècle, à une communauté de chartreux qui avaient été chassés du Périgord, d'où son nom ! Cette vaste place entourée d'arbres a été aménagée au XIXe siècle, sur l'emplacement du château Trompette, bâti par le roi Charles VII. S'y dressent la colonne et la fontaine aux Girondins. Les visiteurs venus du monde entier – dont certains sur les bateaux de croisière qui arrivent jusqu'au coeur de la ville – voient en Bordeaux la capitale mondiale des grands vins. Les bons restaurants où goûter vins et cuisine locale ne manquent d'ailleurs pas, et au-delà de la découverte visuelle de la ville, ce sont surtout nos estomacs qui se souviendront de ce séjour ! Je vous laisse le site du responsable de l’organisation de séminaire, qui a été très bon.
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