mardi 11 septembre 2018
New York: un incentive à contre-pied
La direction de mon entreprise m'invite régulièrement à suivre des incentives, mais la plupart du temps, c'est à mon sens beaucoup de vent brassé pour pas grand-chose. Mais en de rares occasions, il arrive que je tombe sur un incentive au contenu vraiment riche et intéressant. Et vendredi dernier, c'est un de ceux-là que j'ai eu l'occasion de suivre à New York. Mes collègues et moi y avons en effet été de surprise en surprise, et tout était organisé pour nous sortir de nos vieilles habitudes. Ca a commencé sur les chapeaux de roue. Lorsque nous avons pénétré dans le théâtre, nous avons commencé à nous installer côté public. Mais on nous a alors demandés de gagner la scène, où nous avons passé toute la journée. C'est plus parlant que de suivre un exposé verbeux sur « soyez acteurs et non spectateurs », non ? Dans la foulée, on nous a demandé de rester dans nos équipes respectives. Ce qui, pour le coup, était vraiment une première. Mais on a vite compris le sens de la manoeuvre. Habituellement, on nous propose en effet de plancher sur un sujet assez classique. Mais pas cette fois. Nous avons en effet été confrontés à un sujet bien plus ardu à débattre : « Quelles mesures particulières telle autre équipe devrait-elle mettre en place pour être plus efficace ? ». Il y a eu un silence lorsqu'on a compris qu'on allait devoir critiquer le travail des collègues. Pourtant, au fil de l'après-midi, tout le monde s'est lâché. Et lorsqu'on a finalement procédé à la présentation des pistes de réflexion, j'en ai vu certains qui ont fait grise mine : pour certaines équipes, les listes de mesures à mettre en oeuvre étaient sans fin ! D'autant qu'au final, chaque équipe concernée a dû certifier qu'elle allait concrétiser la majorité des actions qui lui avaient été recommandées.
Ce procédé nous a clairement pas mal brusqué, mais il a porté ses fruits et c'est tout ce qui compte. Bref, j'ai beaucoup apprécié l'approche managériale de cet événement, et je ressens déjà les effets de cet engagement dans le travail. Je vous mets en lien l'agence qui a organisé cet incentive à New York, si ça vous intéresse. Davantage d'information est disponible sur le site de l'agence organisatrice du voyage incentive à New York. Cliquez sur le lien.
vendredi 24 août 2018
L’avènement des terminaux légers, vers un rôle accru du cloud ?
Dans un contexte de meilleure connectivité du territoire, l’évolution des équipements terminaux est également marquée par l’apparition de nouveaux terminaux de plus en plus légers, c’est-à-dire dont certaines fonctionnalités ne sont plus assurées localement, sur l’équipement physique, mais dans le cloud. Par exemple, certains smartphones proposent de localiser certains services dans le cloud, comme les capacités de stockage, qu’ils accompagnent de services additionnels tels que des sauvegardes automatiques ou des partages de fichiers avec des tiers ; plus drastiquement, il est aujourd’hui possible de composer intégralement un ordinateur à partir de composants disponibles dans le cloud, tels que le processeur, la carte graphique ou le disque dur, centralisés dans des data center distants - les utilisateurs du PC Shadow de Blade n’ont ainsi besoin que d’un écran capable de traiter un flux vidéo, qu’il s’agisse d’un écran d’ordinateur ou d’une télévision, pour bénéficier des fonctionnalités d’un PC. En revanche, d’autres fonctionnalités restent présentes physiquement dans le terminal ; c’est le cas, notamment, du stockage de données sensibles, comme des données d’identification et d’authentification de l’équipement auxquelles ne peuvent accéder l’éditeur d’OS, et de certains modules d’intelligence artificielle. En effet, le manque de connectivité réseaux, ou de trop fortes latences, et les obligations en matière de protection de la vie privée, qui supposent de laisser une maîtrise locale des données traitées à l’utilisateur, ont incité les constructeurs de smartphones à déporter une partie de l’apprentissage automatique sur les terminaux. Il reste que l’importance croissante du cloud pourrait réduire l’influence de certains équipements terminaux sur l’ouverture d’internet. Par exemple, l’utilisateur d’un terminal permettant l’accès à un espace de travail dans le cloud à partir d’une application mobile ou d’un navigateur a la possibilité de disposer du système d’exploitation de son choix, avec le service Shadow Blade. Dans ce cas, l’utilisation des services de cloud pourrait permettre aux utilisateurs finals de s’affranchir de certaines restrictions d’accès à internet liées à la couche logicielle de leur terminal.
mardi 12 juin 2018
Ne plus être saul à bord
Le ministre a averti les passagers de voler mais ne se
saoule pas. Il y a un problème avec le nombre de passagers ivres sur les vols
d'Air Mauritius, selon le ministre du Tourisme et de la Communication externe.
Ils causent des problèmes aux autres passagers et au personnel et maintenant le
gouvernement veut mettre en place des mesures préventives. Ils ont l'intention
d'avoir une loi qui leur permettra de poursuivre les passagers perturbateurs
une fois qu'ils atterrissent. Cependant, le ministre a déclaré que son
gouvernement n'interdirait pas de boire sur leurs vols d'Air Mauritius; ils ne
veulent pas changer l'expérience du client. Ils estiment qu'ils ne devraient
pas pénaliser la majorité des passagers bien élevés à cause d'un petit nombre
d'ivrognes. Le projet de loi (modification) sur l'aviation civile (détournement
et autres infractions), en vertu de l'article 5A, se lit comme suit: Toute
personne qui, à bord d'un aéronef: a) intimide ou menace un membre d'équipage,
que ce soit physiquement ou verbalement; contre lui ou diminue la capacité d'un
membre d'équipage à exercer ses fonctions; (b) entrave ou entrave un membre
d'équipage dans l'exercice de ses fonctions; c) refuse volontairement de suivre
une instruction légitime donnée par le commandant de bord ou, au nom du
commandant de bord, par un membre d'équipage, pour assurer la sécurité de
l'aéronef ou de toute personne ou propriété à bord, ou pour le Afin de
maintenir le bon ordre et la discipline à bord, commet une infraction. (2)
Toute personne qui, à bord d'un vol d'Air Mauritius: a) intimide ou menace,
physiquement ou verbalement une autre personne ou utilise un langage abusif
contre une autre personne; b) endommage ou détruit volontairement des biens qui
ne lui appartiennent pas, c) est sous l'influence d'une boisson enivrante (à
savoir de l'alcool) ou d'une drogue dans une mesure telle qu'elle soit
incapable de se conduire correctement, commet une infraction. Un tour opérateur
estime que la nouvelle législation serait un pas dans la bonne direction. C'est
une excellente initiative. Le projet de loi alignerait Maurice sur les autres
pays, qui ont des lois qui offrent une protection sur les vols. Il est
important qu'au moment où nous attendons une augmentation du volume de
touristes, nous puissions assurer au personnel de vol un environnement de
travail sûr. " Le président de l'Association des agences de voyages, M.
Willy Cheung, a dit que c'est une bonne mesure législative qui aura un effet
dissuasif. Il protégera les équipages de cabine, ainsi que les passagers. Un
délégué a déclaré que cette nouvelle législation était attendue depuis
longtemps. Les équipages de conduite en ont assez avec les passagers ivres. Ils
pensent qu'ils sont là pour supporter leur abus et leurs mauvaises manières.
Non seulement ils rendent leur travail plus difficile, mais ils gâchent aussi
l'humeur des autres passagers. Il félicite le gouvernement pour cette
initiative. Un hôtesse de l'air a également déclaré que le traitement des
passagers ivres est le pire cauchemar d'un équipage de cabine. Ils doivent être
très initiative pour trouver un moyen diplomatique de leur demander d'arrêter
de boire. Ils ont reçu une formation pour faire face à ce problème, mais cela
peut devenir assez fatigant. Encore plus d'information sur cette expérience de
baptême en avion en allant sur le site de l'organisateur.
mardi 5 juin 2018
La vente à distance
Au-delà des aspects techniques, le capital humain des entreprises doit être au cœur des préoccupations des click & mortar : il est nécessaire d’accompagner la transformation des métiers impactés par l’intrusion massive des nouvelles technologies dans les process internes de l’entreprise. Par ailleurs, Internet et le e-commerce font émerger de nouveaux métiers, les data scientists par exemple, pour lesquels de nouvelles formations sont à construire. Très en lien avec le numérique, ils accroissent davantage la tension de main-d’œuvre disponible et qualifiée dans les Hauts-de-France. Contrairement aux idées reçues, le modèle économique du pure player reste fragile. Il n’a certes pas de frais liés aux magasins mais ses coûts logistiques et d’acquisition de clients sont importants : ne disposant pas de vitrine, le pure player doit construire sa renommée et sa visibilité sur Internet notamment grâce au référencement. L’e-shopper sera beaucoup plus volatile sur Internet qu’il ne l’aurait été dans sa recherche de produits dans une enseigne physique où les distances géographiques auraient pu le freiner dans ses recherches. Internet rend la navigation d’une enseigne à l’autre presque instantanée. Le pure player peut également souffrir d’un manque de relation humaine dans le parcours d’achat du consommateur. Pour y pallier, ils semblent miser davantage sur le développement d’assistant en ligne (tel que les chatbots) que sur l’implantation de magasins dont les investissements sont lourds et les bénéfices difficiles à mesurer. Quelques exceptions existent néanmoins : l’enseigne Le colonel moutarde a ouvert des boutiques après son site de vente en ligne et Amazon a ouvert une librairie Amazon books. Quant aux structures plus petites, pure players ou click & mortar, elles ont à confirmer ou à réaffirmer leur positionnement marketing en travaillant sur leur notoriété et leur différenciation. Le positionnement sur un marché de niche les protégera de la concurrence des géants, le prix n’étant alors plus l’unique déterminant de l’achat. Un bon référencement et l’intégration de leur offre sur une marketplace pourront également leur apporter une visibilité plus importante. Ces structures pourront nécessiter un accompagnement à leur structuration interne dans leur développement. Et pour les moins digitalisées, un focus particulier pourra être fait sur la communication en ligne et l’impact des réseaux sociaux. Par extension, le commerce de proximité est lui aussi impacté par la digitalisation : être plus visible, proposer une offre globale, vendre en ligne… la transformation des entreprises de ce secteur reste à faire.
jeudi 5 avril 2018
Ca plane pour nous
Dehors, l'obscurité est totale. C'est qu'on est dimanche, et qu'il est à peine 5h30. Nous nous rendons au lieu de rendez-vous et retrouvons notre aérostier. Oui, notre aérostier. Car aujourd'hui, ma femme et moi allons nous envoler à bord d'une montgolfière. En silence, nous regardons notre aérostier faire les derniers préparatifs. Il propulse de l'air froid dans un immense tissu à l'aide d'un ventilateur, puis termine avec un brûleur. Le ballon prend doucement forme. Il y a comme un parfum de magie dans l'air. Nous en aurons eu, des difficultés, à faire ce vol. C'est qu'un vol en montgolfière requiert une météo rigoureuse. Pas de pluie, un peu de vent mais pas trop, pas de fortes chaleurs... C'est ce qui explique que notre vol a été reporté trois fois. Nous commencions à croire qu'on ne le ferait jamais.
Mais le ballon est enfin prêt à partir et nous grimpons dans la nacelle. Quatre autres personnes participent à ce vol. Sitôt embarqués, notre ballon prend de la hauteur. Le décollage se fait sans le moindre bruit. Si je n'avais pas eu les yeux grands ouverts, je ne m'en serais peut-être pas rendu compte. Mais fermer les yeux aurait été un crime. Face à tant de beauté, nous en restons silencieux. Hormis le brûleur qui crachote à intervalles réguliers, il règne un calme olympien dansl a nacelle. J'ai rarement fait l'expérience d'un silence d'une telle consistance. On se laisse porter par le vent, émerveillés. Un coup de brûleur nous fait monter à 1500 mètres pour voir le lever du soleil. C'est tellement beau que ma femme verse une larme. Nous montons et descendons durant une heure, puis le moment est venu d'atterrir. Notre aérostier nous dit une nouvelle fois d'avoir les genoux pliés pour amortir une partie du choc, mais nous atterrissons sans problème. Il est temps de rentrer à la maison. Mais en regardant les visages de chacun, je mettrais ma main au feu qu'aucun de nous ne risque d'oublier ce moment hors du temps.
Si ce vol a fait des émules parmi vous, voilà le site où je l'ai trouvé ! :) Retrouvez toutes les infos sur cette activité de vol en montgolfière à Poitiers en suivant le lien.
mardi 27 mars 2018
Garantir l’équilibre financier du système par un juste partage des risques
Le débat sur le coût des médicaments, notamment innovants, occupe l’espace public de façon plus prégnante qu’il y a une ou deux décennies. En effet, certaines thérapies entraînent aujourd’hui des coûts de traitement spectaculaires (oncologie, Hépatite C…). Le coût de certains traitements, pour des tout petits nombres de patients, peut parfois dépasser plusieurs centaines de milliers d’euros par an et par patient. De façon légitime, ce débat pose donc la question de la capacité de notre système de santé à financer sur le long terme ces thérapies pour l’ensemble des patients éligibles. Cependant, ces préoccupations ne sauraient occulter le fait que ces thérapies apportent des progrès parfois spectaculaires en matière de progrès thérapeutiques. Là émerge la tension sur ce sujet : à de tels niveaux de prix, mettre à disposition de l’ensemble des patients éligibles les thérapies innovantes dont ils ont besoin mettrait en péril la pérennité de notre système de santé. La problématique du prix des produits innovants peut être résolue, avec la mobilisation de l’ensemble des acteurs du système de santé : pouvoirs publics, financeurs, industriels, médecins, patients. En effet, l’enjeu est ici de s’assurer que les équilibres de chacune de ces parties prenantes demeurent conservés, et que nul ne pâtisse de décisions arbitraires et inadaptées. Cette problématique pose en effet le débat d’une réforme en profondeur de notre chaîne d’évaluation et de fixation de prix, dont ce rapport traite en partie. La HAS, le CEPS, et les organismes payeurs doivent travailler de façon plus étroite. Cette pluridisciplinarité des points de vue doit par ailleurs se retrouver au sein de chacun de ces organismes. À ce titre, la section médicament du CEPS, est composée de l’ensemble des acteurs impliqués du ministère des Solidarités et de la Santé (Direction de la Sécurité sociale, DSS ; Direction générale de la santé, DGS ; Direction générale de l’Offre de soins (voix consultative), DGOS), du ministère de l’Économie (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, DGCRF ; Direction générale des entreprises, DGE), du ministère de la Recherche (la Direction générale de la recherche intervient comme voix consultative) mais également la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), la Caisse nationale du régime social des indépendants et l’Union nationale des organismes d’assurance maladie complémentaire. Pour autant, dans la pratique, et du point de vue de nombreux acteurs interrogés, la DSS est devenue l’acteur ayant le plus de poids dans la décision finale, faisant perdre la transversalité des points de vue pourtant représentés.
vendredi 2 février 2018
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