mercredi 28 janvier 2015
Les économies des licences partagées
Le geste clé du Green IT consiste à utiliser le plus longtemps possible les équipements existants. Plusieurs approches complémentaires aident à atteindre cet objectif : extension de garantie de 3 à 5 et / ou spare, choix d’un équipement évolutif et de qualité lors de l’achat initial, etc. Ces approches sont cependant souvent inefficaces si l’entreprise ne porte pas en même temps une attention particulière aux logiciels. En effet, comme nous l’avons démontré dans cet article, c’est le phénomène d’obésiciel qui contribue le plus à raccourcir artificiellement la durée de vie des équipements. En moyenne, chaque nouvelle version nécessite en effet 2 fois plus de puissance informatique (mémoire vive, puissance du processeur, etc.) pour fonctionner. En plus de l’écoconception, l’une des pratiques clés pour réduire l’empreinte en ressources (mémoire vive, cycles CPU, etC.) des logiciels consiste à désinstaller ceux qui peuvent l’être, aussi bien sur les postes de travail que sur les serveurs. On récupère ainsi de la puissance (ce qui contribue à allonger la durée de vie) et des coûts de licence. Dans ce cadre, le lancement de la première plateforme française pour la cession et l’acquisition de logiciels entre entreprises - est une aubaine. En effet, un outil facilitant la vente et l’achat de logiciel d’occasion ne peut qu’inciter les entreprises à faire le ménage dans leurs catalogues de licences et à revendre les licences inutiles. L’idée de Softcorner est d’appliquer le modèle de l’occasion au logiciel pour permettre aux entreprises de mettre en vente leurs logiciels inutilisés, et de pouvoir s’équiper à moindre prix. Il faut savoir que les entreprises européennes dépensent des sommes de plus en plus importantes pour s’équiper en logiciels informatiques. Avec une croissance de 1,7 % en France sur 2013 (étude Forester / IDC de mars 2014), ce budget s’établit désormais à environ 90 milliards d’euros. Contrairement aux équipements matériels (ordinateur, écran, etc.), acheter des logiciels d’occasion ne présente, à priori, que des avantages puisqu’un logiciel ne s’use pas. Par ailleurs, la mise à disposition de logiciels d’occasion permet d’accéder à d’anciennes versions, souvent moins gourmandes en ressources (mémoire vive, cycles processeurs, etc.). Une entreprise peut donc s’équiper pour moins cher de logiciels qui nécessitent des ordinateurs moins puissants. Grâce aux logiciels d’occasion, elle peut donc continuer à utiliser ses serveurs et ses postes de travail existants. La plateforme propose à ses membres trois services distincts : Marketplace : offre la possibilité de proposer à la vente les licences inutilisées et d’acheter des logiciels d’occasion à moindre prix. Les produits sont mis en vente généralement entre 10 et 50 % du
prix initial ; Community : permet aux membres de poser des questions et répondre à la communauté. Véritable lieu d’échange de bonnes pratiques, cet espace permet à ceux qui manipulent au quotidien les contrats logiciels d’avoir réponse à leurs interrogations et besoins de précisions ; KnowledgeBase : espace d’informations sur le licensing et l’écosystème logiciel. Les membres accèdent aux actualités, mais aussi à des publications et contenus experts inédits.
Licences inutilisées : une manne en temps de crise ! Le principal moteur de Softcorner est la possibilité, pour les entreprises, de revendre leurs licences inutilisées. A la suite de changement de systèmes d’information, de migrations, de fusions-acquisitions-cessions de filiales, de non-installation (licences *shelfware*), des organisations de toutes tailles disposent de quantités très importantes de logiciels inutilisés. Ceux-ci constituent autant de ressources et d’actifs gaspillés. Les organisations de tous types peuvent donc dégager des revenus en revendant leurs actifs software décommissionnés et inversement réduire leurs coûts d’achat grâce à l’acquisition de licences de seconde main.
Les exploratrices
Je publie rarement des infographies, trop de chiffres, de statistiques qui n’ont pas leur place sur ce blog et puis dimanche je suis tombée sur cette infographie publiée par Momondo, Des Aventurières Exceptionnelles, qui reprend à travers le portrait de 10 exploratrices des thématiques dont j’aime parler : les femmes, les pionnières du voyage, les découvertes… J’ai une préférence pour les aventures de Jeanne Baré, j’en avais déjà parlé dans mon article sur l’hortensia, elle avait embarqué sur l’Etoile déguiseé en homme et fut ainsi la première femme à faire le tour du monde ! On retrouve les classiques comme Alexandra David Néel et Amélia Earhart mais également des contemporaines comme Laura Dekker , la plus jeune navigatrice ayant effectué son tour du monde à la voile en solitaire et avec escale à… 15 ans ! Et puis tout cela m’a donné envie de voyager et je me suis retrouvée à créer sur le moteur Momondo des voyages imaginaires ! Un avion pour l’islande, une location de voiture pour 5 jours au départ de Reykjyavik, un hôtel dans le quartier de Midborg. je me suis concotée une semaine au mois de mars… puis je me suis souvenue que je n’avais pas de congés en mars mais le rêve était beau. Voilà comment je m’amuse le dimanche après-midi !!! Comme je ne pouvais voyager physiquement j’ai retrouvé dans ma bibliothèque le livre d’Alexandra Lapierre et Christel Mouchard : Elles ont conquis le monde, Les Grandes Aventurières 1850-1950. Photos, gravures, dessins, lettres, c’est la bible de l’Aventure au féminin. Une anthologie de toutes ces femmes qui ont été les premières à se défaire de leurs carcans, de leur corset et à prendre le bateau, la voiture, le train pour se faire une idée du monde dans lequel elle vivait et dont parlaient si bien les hommes. Curieuses, passionnées, défricheuses , rebelles, libres elles ont réussi à changer l’étymologie du mot « aventurière » qui signifiait une intrigante, une courtisane. J’aime beaucoup celles que l’on appelle les « exploratrices en crinolines », les Karen Blixen, Fanny Stevenson ou Ida Pfeiffer qui réussirent à concilier leurs valeurs familiales, leurs racines et le nouveau monde dans lequel elles s’installèrent. Les femmes veulent tout et le valent bien ! J’admire aussi Marianne North qui fera deux tours du monde, paisiblement, de fleurs en fleurs, pour peindre la flore mondiale et léguer un patrimoine scientifique inestimable. « Il n’y a rien de tel pour explorer l’Afrique qu’une bonne vieille jupe. » Elles ne partaient pas pour la gloire, elles avaient toutes des raisons différentes, elles ont toutes eut des aventures différentes et j’ai passé un bon dimanche à lire leurs exploits !
lundi 10 novembre 2014
Je teste la cuisine
Ah, la cuisine. Voilà un domaine dans lequel je n'ai jamais brillé. Si je m'en sors assez bien pour réaliser des assiettes simples, je suis loin, très loin, d'être un cuisinier hors pair. Dès qu'on attend de moi de faire quelque chose de plus complexe qu'une omelette, j'essaie de me défiler. Et on me l'a régulièrement fait remarquer, lorsque je recevais mes amis avec un menu pour le moins basique !
Je crois que ces mêmes personnes en ont eu assez de venir manger les mêmes pâtes bolognaise, car ils m'ont un jour offert... un cours de cuisine. Un message à peine caché.
Pour moi, cela a été l'occasion de faire mes premières armes gastronomiques. L'expérience s'est déroulée à Avignon cette semaine. Le chef cuisinier qui nous a reçus était un jeune passionné, fort de plusieurs expériences dans des établissements renommés. Le but du cours consistait à préparer un menu complet, qu'on pourrait ensuite déguster côté restaurant.
Lors de ce cours, j'ai entres autres pu confectionner un plat superbe, dont je ne peux m'empêcher de parler ici : une madeleine au thé vert Matcha !
Cela peut vous paraître simple. Mais si vous aviez mon niveau de cuisinier, vous auriez considéré ce dessert comme un véritable défi. Mais le résultat était non seulement visuellement agréable, mais surtout exquis au-delà de mes espérances ! Un vrai régal pour les papilles. Tout, dans ce plat, était selon moi irréprochable : la couleur, la texture, l'odeur... J'aurais aimé le faire goûter à mon entourage, pour guetter leur réaction. Le chef cuisinier est même venu me voir pour me féliciter. Pendant une seconde, j'ai eu l'impression d'avoir gagné une épreuve dans Et que ça saute (une émission culinaire, pour ceux qui ne savent pas) !
Nous avons à la fin apprécié nos créations autour d'une table, avec un bon verre de vin.
Le reste de l'après-midi, je me suis promené autour du Palais des Papes, que je connaissais curieusement assez peu. Je me rends souvent à Avignon pour le travail, mais prends rarement le temps de découvrir la ville au-delà de ses bureaux. C'est ainsi que j'ai découvert des ruelles dans lesquelles je n'étais encore jamais allé en dehors du festibval. Une incursion très agréable dans ces vieilles ruelles tortueuses, qui m'a permis de digérer le copieux repas cuisiné par un chef ! Je vous laisse un bon plan, suivez le lien pour trouver un cours de cuisine près de chez vous.
Catalogne, et maintenant ?
Ils en ont rêvés, ils l’ont fait ! La Catalogne a pu ainsi se prononcer, officieusement, sur le sort qu’elle aimerait à l’avenir, et c’est l’indépendance qui l’emporte. Selon des résultats provisoires diffusés dimanche soir, quelque 80,7% des personnes ayant participé au scrutin se sont prononcées en faveur de l'indépendance. Mais les résultats doivent être nuancés. En principe seuls les Catalans favorables à une sécession ou une autonomie beaucoup plus grande se sont déplacés, les autres ayant préféré boycotter le vote. L'enjeu était donc essentiellement sur le taux de participation. Selon des sondages récents, environ la moitié des 7,5 millions de catalans veulent l'indépendance. Est-ce que cela veut dire quelque chose ? Oui, bien sûr, au moins sur le sentiment des catalans quant à leur avenir et ce qu’ils pensent du reste de l’Espagne, un pays totalement en crise qui se relève difficilement de la bulle immobilière. "Nous avons mis le cap sur la liberté", a lancé la leader de l'Association nationale catalane (pro-indépendance) Carme Forcadell. C'était "une journée de propagande politique organisée par des forces favorables à l'indépendance et sans aucune validité démocratique", a rétorqué le ministre espagnol de la Justice Rafael Catala, au nom du gouvernement. Le ministre a ajouté que le parquet décidera "dans les prochains jours", s'il y a lieu d'entreprendre des "actions légales" en lien avec d'éventuelles "responsabilités pénales" de l'exécutif catalan. Ce qui est intéressant maintenant est que les responsables catalans et madrilènes vont se retrouver pour discuter du concept d’indépendance ou d’autonomie de la région. Car les deux ne sont pas similaires. En politique, l'indépendance est, pour un pays, une organisation politique ou une branche de gouvernement, l’acquisition de son autonomie. L’autonomie est la faculté d'agir par soi-même en se donnant ses propres règles de conduite, sa propre loi. L'autonomie est synonyme de liberté, elle se caractérise par la capacité à choisir de son propre chef sans se laisser dominer par certaines tendances naturelles ou collectives, ni se laisser dominer de façon servile par une autorité extérieure. Bien que les deux notions soient proches, elles ne sont pas pareilles, et il faudra attendre les résultats de cette concertation pour en savoir plus. Si le sujet vous intéresse, tous les résultats de ce séminaire en Espagne seront publiés sur le site organisateur – suivez le lien pour les infos.
En cohésion sur le moteur deux temps
J’ai suivi un drôle de séminaire à Londres sur l’ingénierie des moteurs. Et en tant que team building, après une conférence de trois heures, nous devions réaliser un petit moteur. Je dois vous dire que c’est un énorme challenge pour n’importe qui, mais encore plus pour moi qui ne suis absolument pas bricoleur, et encore moins mécano. Avec l’aide d’un pro, nous avons finalement réussi à recopier le fonctionnement d’un moteur à deux temps. Pour certains, c'est l'un des sons les plus agréables produits par les machines, pour d’autres il est presque musical. Nous parlons bien entendu du vrombissement du moteur à deux temps. Que l’on parle de motos ou de tondeuses à gazon, cette invention est un modèle de simplicité dans le domaine de la combustion interne. On doit sa conception moderne à l'ingénieur britannique Joseph Day (1855-1846). À l'aide de simplement trois parties en mouvement, ce moteur utilise la pression sous le piston pour propulser le carburant et l'air dans la chambre d'explosion tout en expulsant simultanément les gaz d'échappement. Cela signifiait qu'on pouvait envoyer de l'énergie motrice le long de l'arbre de transmission à chaque révolution - une amélioration par rapport au moteur a quatre temps qui ne propageait cette énergie que toutes les deux rotations. On retrouve le moteur à deux temps sur la plupart des motos de haute performance ou sur les hors-bord. Malgré les avantages de son rapport puissance-poids élevé, le moteur à deux temps est plus polluant que celui a quatre temps. Chaque fois qu'une nouvelle charge de carburant et d'air pénètre dans la chambre d'explosion, une petite partie ressort avec les gaz d'échappement, ce que l'on peut observer par exemple au reflet huileux de l'eau autour d'un hors-bord ou à l'odeur d'huile des pistes de karting. En raison des préoccupations écologiques actuelles, et sauves si on l'améliore de façon significative, le moteur à deux temps vit peut-être ses derniers jours. Je vous laisse le site organisateur de notre séminaire à Londres, qui a été très créatif pour nous faire travailler en équipe, mais aussi pour nous faire découvrir et apprendre quelque chose.
mercredi 2 avril 2014
Survol historique de la Marne et ses champs de bataille
C’est un survol historique que vous propose un opérateur d’hélicoptère, de survoler le parcours emprunté par les taxis de la Marne au cours de la grande guerre. Il s’agit pour le centenaire de la première guerre mondiale, de sensibiliser les plus jeunes, notamment en faisant découvrir les champs de bataille depuis les airs. Il faut se rappeler ce qu’était cette épopée fantastique des taxis de la Marne. Ce matin du 7 septembre 1914, Paris retient son souffle. L’avant-garde des armées du général von Kluck est parvenue à moins de trente kilomètres dg la capitale. Les avions Taube survolent les Grands Boulevards et lancent des tracts appelant les Parisiens à se rendre. Le président de la République, Raymond Poincaré, et le gouvernement d’union nationale se sont repliés à Bordeaux; les gares d’Austerlitz et de Lyon sont prises d’assaut; les civils creusent des tranchées aux portes de la ville envahie de réfugiés accourus de Belgique et des départements de l'Est et du Nord, qui propagent des rumeurs terrifiantes sur les crimes de l’envahisseur. Des régiments de troupes indigènes croisent des convois de blessés dans une atmosphère de confusion et de désastre aggravée par la propagande qui a bercé l’opinion de fausses nouvelles patriotiques durant le mois d’août et a dissimulé la réalité de la foudroyante avance des armées du Kaiser. Cependant, le général Joffre, qui commande les armées franco-anglaises, vient de publier l'ordre du jour selon lequel « la troupe devra coûte que coûte se faire tuer sur place plutôt que de reculer ››. Le gros homme placide, à qui l’on reprochait de se ménager ses huit heures de sommeil quotidiennes, sait que les lignes de von Kluck sont désormais trop étirées et qu’il est possible de briser l’offensive en s’appuyant sur le saillant de la Marne. Il dispose d’un atout exceptionnel en Gallieni, gouverneur militaire de la capitale qui a fait afficher partout : « J’ai reçu le mandat de défendre Paris contre l’envahisseur. Ce mandat, Je le remplirai jusqu’au bout. ›› Bien que vieux et malade, Gallieni a été l'un des plus grands chefs des armées coloniales et il garde intacts son esprit de décision et son sens des gestes symboliques qui frappent les imaginations. I décrète la réquisition des taxis parisiens pour convoyer des renforts. A l’aube du 17, septembre, les taxis de la Marne entrent dans la légende. Il y en a près de dix mille à Paris, de marque Renault et répartis dans des compagnies différentes, mais, depuis la mobilisation, il n’en roule plus que trois mile, avec des chauffeurs âgés ou réformés. La veille et durant toute la nuit, policiers et gendarmes les ont saisis les uns après les autres, parfois en faisant descendre des clients en pleine course! La menace de faire passer quelques conducteurs récalcitrants en conseil de guerre a fait taire les résistances. Des voitures de maître, des autobus complètent l’armada qui démarre depuis l’esplanade des Invalides. Gallieni assure le carburant : essence mais aussi saucisson et vin rouge, et les chauffeurs roulent à plein régime - c'est-à-dire à 50 km/h - grâce à a formidable mécanique Renault, souvent à deux ou trois de front. C’est donc une superbe plongée dans l’histoire que vous pourrez vivre, avec un guide à bord de l’hélicoptère. Plus d’informations sur Vol en hélicoptère.
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