vendredi 2 février 2018
Italie: l'inégalité va de pair avec la richesse
On se demande parfois pourquoi la France s'est embourbée dans un tel micmac de prestations sociales et d'impositions sur le revenu. En tout cas, c'est une question que je me pose souvent. Et récemment, j'ai peut-être un élément de réponse à cet égard. J'ai en effet participé à un meeting à Milan où un intervenant a su se démarquer en décrivant la matrice que suivent tous les pays en matière de répartition de richesse. Son intervention mettait en lumière comment ceux-ci répartissent systématiquement la richesse en fonction de leur niveau de développement, jusqu'à atteindre une certaine limite. Il a commencé par démontrer que dans les sociétés très pauvres, l’inégalité était plutôt faible. Tout le monde se trouve en effet globalement dans la même situation précaire et les différences de revenus sont par conséquent réduites. Quand la société s’enrichit, c'est une autre paire de manches, en revanche : dès lors, l’inégalité peut se creuser. Car il faut bien comprendre que dans le cas d'une phase de croissance forte, tout le monde ne progresse pas aussi vite. Au cours de cette phase critique, les clés de la réussite sont surtout les liens avec la classe dominante. Vu qu'au départ, ces facteurs varient sensiblement selon les individus, l'accroissement de la richesse au sein de la société sera également assigné de manière très inégale. L’ensemble de la prospérité proliférera extrêmement vite mais tout le monde n’en profitera pas au même degré. C’est un phénomène qu'on observe par exemple en ce moment en Chine. Mais un changement se fait jour à partir d’un certain niveau de revenus. Le citoyen moyen est aussi devenu un électeur ; il peut dès lors faire clairement entendre que la redistribution est essentielle à ses yeux, ce qui en fera de plus en plus une priorité des politiques. Les pays occidentaux se trouvent en grande majorité dans cette phase d’inégalité très faible. Si ce meeting m'a surtout plu pour son organisation aux petits oignons, je dois dire que l'exposé de cet intervenant m'a ravi, car il livrait une des clefs de la compréhension d'un problème complexe et rarement démêlé. Suivez le lien pour en savoir plus sur ce séminaire en Italie.
mercredi 24 janvier 2018
Quelques plaisanteries philosophiques
Il y avait même des plaisanteries dans l'école sur ce sujet de l'infaillibilité du sage. Aristo de Chios, tout en faisant sécession sur d'autres questions, a tenu fermement au dogme que le sage n'a jamais opiné. Persée lui a joué un tour. Il a fait un de deux frères jumeaux déposer une somme d'argent avec lui et l'autre appel pour le récupérer. Le succès du tour ne fit cependant qu'établir qu'Aristo n'était pas le sage, aveu que chacun des stoïciens semble avoir été assez prêt à faire de son côté, car les responsabilités de la position étaient si fatigantes. Il reste une caractéristique majeure du sage, la plus frappante d'entre toutes, et la plus importante du point de vue éthique. C'était son innocence ou son innocuité. Il ne ferait pas de mal aux autres et ne devait pas être lésé par eux. Car les stoïciens croyaient avec Socrate que la loi divine ne permettait pas à un homme meilleur d'être blessé par un pire. Vous ne pourriez pas plus nuire au sage que vous ne pourriez nuire à la lumière du soleil; il était dans notre monde, mais pas de cela. Il n'y avait aucune possibilité de mal pour lui, sauf dans sa propre volonté, et que tu ne pouvais pas toucher. Et comme le sage était au-delà du mal, il était aussi au-dessus de l'insulte. Les hommes pouvaient se déshonorer par leur attitude insolente envers sa douce majesté, mais il n'était pas en leur pouvoir de le déshonorer. Comme les stoïciens avaient leur analogue au principe de l'assurance finale, ils l'étaient aussi à celui de la conversion soudaine. Ils ont soutenu qu'un homme pourrait devenir un sage sans en être au premier abord conscient. La brusquerie de la transition de la folie à la sagesse était conforme à leur principe selon lequel il n'y avait pas de milieu entre les deux, mais c'était naturellement un point qui attirait les restrictions de leurs adversaires. Qu'un homme fût à un moment stupide et ignorant et injuste et intempérant, un esclave et pauvre, et destitué, à l'instant un roi, riche et prospère, tempéré, et juste, sûr dans ses jugements et exempt de l'erreur, était une transformation, disaient-ils, qui faisait plus entendre les contes de fées de la pépinière que les doctrines d'une philosophie sobre.
lundi 18 décembre 2017
Un accident
Le mois dernier, je me suis offert un stage de pilotage GT à Mettet. Je comptais en parler dans ce billet, puis je suis tombé sur un article évoquant la disparition de la princesse Diana. J'ai eu envie de revenir sur cet accident épouvantable qui a fait couler tant d'encore à l'époque. De nombreuses théories ont en effet suivi ce drame hors norme. On a accusé le flash d'un paparazzi, envisagé un attentat monté par le MI6... Mais la vérité se révèle, en fin de compte, bien plus regrettable.
La voiture de la princesse a filé dans le tunnel à environ 150 km/h, et a alors dû éviter une petite Fiat qui roulait à allure normale. Le chauffeur de Lady Di a voulu freiner, a touché l'autre automobile sur le côté, cherché à redresser mais n'est pas parvenu à maîtriser sa trajectoire. Le conducteur de la Fiat, comprenant la situation, a alors pris la fuite et a repeint la carrosserie de son véhicule pour se faire oublier. De toute évidence, tout ça n'a rien du complot savamment élaboré.
Les dernières révélations à propos de cette nuit dévoilent une multitude de problèmes ayant conduit à cette situation. Pour n'en prendre qu'un parmi d'autres, la Mercedes, qui avait 11000 km, avait mené une existence assez mouvementée avant ce soir-là. Elle avait en effet été achetée par un propriétaire à l'état neuf, puis braquée, et retrouvée entièrement démolie à Roissy. Elle avait du coup été classée comme véhicule gravement endommagé. Elle était destinée à la ferraille, mais elle a pour finir intégré la société Etoile Limousine, qui est un partenaire du Ritz. Histoire de ne rien gâcher, le chauffeur de Lady Di ne pouvait pas conduire une telle limousine : elle était cataloguée dans la catégorie grande remise, qui demande un permis spécialisé. Mais l'amant de Lady Di souhaitait retourner immédiatement à son domicile parisien et c'est donc cette berline qui a été choisie. Parce qu'il fallait proposer une solution dans la minute et qu'elle était disponible. Tout simplement. Un accident tellement stupide qu'on en préfèrerait presque les théories de complot.
Histoire de ne pas mélanger torchons et serviettes, je vous parlerai de ce stage de pilotage GT dans un prochain billet. Mais vous pouvez toujours voir ce site, si vous êtes comme moi un fan des voitures de sport. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste des plus belles voitures du monde.
vendredi 15 décembre 2017
La réalité des migrants
Epuisés par des mois de blocage en Serbie, des dizaines de jeunes migrants survivent dans des conditions effroyables à Sid, petite ville à la frontière avec l’Union européenne qu’ils tentent chaque jour de franchir. Alors que l’hiver s’installe, chaque matin, ils se dirigent frigorifiés vers une imprimerie désaffectée. La dernière gare avant la Croatie est toute proche. Sous l’oeil de la police et parfois en butte aux critiques de la population locale, des bénévoles occidentaux y distribuent café, pommes, oeufs, de l’eau pour un brin de toilette. Un générateur est installé pour recharger les téléphones portables. Ils fournissent aussi tentes, chaussures, vêtements… Certains migrants marchent beaucoup: leur campement est à l’écart, dans la forêt parfois, pour rester à distance de la police. Les vêtements sont boueux, les traits tirés, les visages vieillis. « Je suis brisé », dit un Afghan de 28 ans, qui se présente comme « Sirg » et raconte le froid des nuits serbes dans ces « jungles ». « On se dit qu’au matin, nous serons décédés », poursuit-il. Il affirme avoir tenté plus de 60 fois de passer en Croatie, dit qu’il est même arrivé une fois en Slovénie avant d’être intercepté et renvoyé. Selon Andrea Contenta, de Médecins sans Frontière, quelque 5.000 migrants sont bloqués en Serbie, la plupart dans des centres officiels. Environ 500 dormiraient dehors, ici, à Belgrade ou encore à Sombor, dans le nord. Pour ces hommes, les chances de réussite diminuent avec le temps: les frontières sont mieux protégées, ils s’affaiblissent, tombent malades, l’argent est plus rare. « On tente chaque jour. On est fatigués », dit Hamza, 27 ans, de Biskra, en Algérie, qui entend rejoindre la Belgique. Cet homme qui refuse de donner son nom a été intercepté et repoussé dans la nuit par la police croate. Il réessaiera le jour même, une fois réchauffé. Tous les moyens sont bons: à pied, dissimulés dans des camions, dans le châssis des trains de fret ou sur leur toit… « Sans espoir, sans alternative, certains décident de prendre d’énormes risques pour poursuivre leur voyage, sans se préoccuper des dangers et des rigueurs de l’hiver », dit Andrea Contenta. « Les mesures de dissuasion de l’Europe n’arrêteront pas ces gens », prévient-il. « J’essaye et j’essaye encore », dit Ali Amjad, 24 ans, de Kaboul. Cela fait presque deux ans qu’il est en Serbie. Comme « Kako » à ses côtés, qui rit sans raison et donne des signes manifestes de troubles psychiatriques. Parfois des bagarres éclatent, entre différentes nationalités. La semaine dernière, un Nord-Africain a été poignardé au coeur et évacué vers l’hôpital de Novi Sad. Un Algérien qui se présente comme « Miki » Salem, 21 ans, a le bras en écharpe, montre des bandages sur les fesses, où il a été poignardé: « C’était les Afghans, ce n’était pas une bagarre, c’était de l’agression pour l’argent », dit-il.
mercredi 22 novembre 2017
Les certifications informatiques
Les cours de certification Microsoft permettent aux étudiants de maîtriser certains produits Microsoft. Les certificats Microsoft peuvent qualifier des personnes pour un large éventail de rôles et de responsabilités, allant du travail sur ordinateur de bureau à l'utilisation de logiciels populaires tels que Word, Excel et PowerPoint. Ils peuvent être certifiés pour suivre l'un des 30 parcours professionnels différents. Un étudiant peut devenir un expert en solutions certifiées ou obtenir un certificat de développeur de solutions. La valeur des certifications Microsoft Avec la croissance rapide de l'industrie de la technologie, les travailleurs qualifiés en TI sont très en demande. Les certifications sont un outil que les services des ressources humaines utilisent pour déterminer quels candidats sont les plus aptes à l'emploi. Par exemple, une certification peut être très utile pour choisir entre deux candidats ayant des qualifications similaires. Les certifications Microsoft fournissent également aux employeurs une indication du dévouement d'un candidat à apprendre sur leur domaine et à rester au courant des nouveaux développements en son sein. Pour l'étudiant, il leur fournit des objectifs fixés pour l'auto-amélioration. Avoir ces objectifs peut les motiver à apprendre. Pour ceux qui sont déjà employés dans l'industrie, l'obtention d'une certification Microsoft peut les mettre dans une position d'avancement au sein de leur entreprise. Un avantage majeur est que, dans de nombreux cas, les employeurs paieront leurs travailleurs pour obtenir leur certification. La certification peut être coûteuse, et être parrainé par leur employeur permet à l'étudiant d'apprendre et d'améliorer ses compétences sans avoir à payer quoi que ce soit de sa poche. La demande de professionnels certifiés devrait augmenter dans un avenir prévisible au fur et à mesure que les technologies émergentes comme le cloud computing gagneront en popularité. Les employeurs continueront probablement à avoir besoin de travailleurs pouvant présenter des preuves tangibles de leurs compétences. Selon le site Web de Microsoft, 86% des gestionnaires d'embauche affirment que les certifications informatiques sont une priorité pour eux lorsqu'ils évaluent les candidats et 91% considèrent les certifications lorsqu'ils prennent des décisions d'embauche. Il est possible de trouver des cours de certification Microsoft via le site Web de Microsoft ou via des fournisseurs de certification locaux. Les étudiants peuvent suivre leurs cours de certification en ligne ou en personne. Choisir une certification Microsoft Les cours peuvent être choisis en fonction de leur cheminement de carrière souhaité. Voici quelques exemples de carrières informatiques courantes et les certifications qui les accompagnent: Ingénieur Systèmes Une certification Microsoft Certified Solutions Expert (MCSE) est une bonne option dans ce domaine, car elle prépare l'étudiant à gérer des centres de données modernes et aussi à travailler dans le support informatique. Le MCSE est une autre bonne option pour ceux qui veulent travailler en tant qu'administrateurs réseau et qui utiliseront des applications Windows. Développeur d'applications La certification Microsoft Certified Solutions Developer (MCSD) permet aux étudiants de montrer leur capacité à créer des logiciels pour plusieurs plates-formes. La piste Developer du cours de certification Microsoft Technology Associate (MTA) est une autre bonne option pour un développeur d'applications. Analyste de base de données La certification MCSE: Data Platform qualifie les étudiants pour montrer qu'ils ont les compétences pour construire et administrer des solutions de données à grande échelle, ce qui est important pour le travail en tant qu'analyste de base de données. Les certifications Microsoft sont des jalons importants pour les professionnels de l'informatique qui souhaitent réellement faire progresser leur carrière. Les étudiants qui souhaitent progresser dans l'industrie des TI devraient considérer attentivement leurs objectifs de carrière lorsqu'ils décident des cours de certification à suivre. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de spécialiste en référencement naturel à Lille.
mardi 21 novembre 2017
Mondialisation : résister aux tentations de l'isolationnisme ou du laisser-faire
Les changements induits par la mondialisation peuvent conduire à des appels en faveur de l’isolationnisme et amener les pays à se couper de ce qui se passe autour d’eux. On le constate en particulier dans les régions reléguées au second plan. Certains veulent ériger des barrières et fermer leurs frontières. À l’opposé, d’autres seraient prêts à laisser la mondialisation suivre son cours, estimant que des marchés autorégulés garantissent en définitive les meilleurs résultats. À la suite de la crise économique et des réactions hostiles à la mondialisation, on a déjà pu observer des tendances à l’isolationnisme. Les négociations multilatérales visant à éliminer les obstacles aux échanges sont restées pratiquement au point mort au cours de la dernière décennie, et le protectionnisme fait son retour. Même des pays qui avaient jusqu’à présent toujours défendu une économie mondiale ouverte cherchent à présent à freiner les importations, à limiter l’immigration et à encourager la production nationale. Ces éléments ont tous contribué au récent ralentissement de la croissance du commerce mondial. Pourtant, la majorité des citoyens européens reconnaissent que le protectionnisme ne met pas à l’abri. Il peut aider à court terme, mais l’histoire montre qu’il n’a jamais connu un succès durable et qu’il a souvent eu une issue désastreuse. En guise d’exemple à méditer, on peut citer la grande dépression des années 1930, qui a été exacerbée par une spirale protectionniste qui a finalement contribué à la guerre. Si nous fermons nos frontières, d’autres feront de même. Nous serions tous perdants. Cela est particulièrement vrai pour l’Europe, qui est fortement intégrée dans les chaînes de valeur mondiales. Le protectionnisme désorganiserait la production et augmenterait les coûts et les prix pour les consommateurs. Les exportations européennes deviendraient moins compétitives, compromettant un nombre d’emplois encore plus élevé. On estime qu’une augmentation des restrictions commerciales de 10 % conduirait à une diminution du revenu national de 4 %. Nous n’aurions plus accès aux nouveaux produits, services, technologies et idées. En touchant le plus durement les populations les plus pauvres du fait des hausses de prix, le protectionnisme aurait l’effet contraire de celui recherché. Pour éviter cette spirale négative, il faut des institutions et des règles multilatérales qui permettent aux pays de promouvoir conjointement des solutions communes dans un monde globalisé. Cela est essentiel si l’on veut s’attaquer à des problèmes qui requièrent une action collective, comme l’économie globale, le changement climatique ou l’évasion fiscale. À défaut, les pays et les entreprises les plus puissants et les moins scrupuleux pourraient imposer leurs règles et intérêts aux plus faibles. Cela irait à l’encontre des valeurs fondatrices de l’UE que sont la coopération, l’État de droit, l’égalité des droits et la solidarité. Pour mieux maîtriser la mondialisation, nous avons besoin d’une gouvernance mondiale accrue et de plus de règles internationales. Et nous devons adopter des politiques nationales qui dynamisent notre compétitivité et améliorent notre résilience. L’Europe doit, à présent, décider comment y parvenir.
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